Brouillons de Culture
A propos Mon parcours L'aventure Culture Vélo                                                         

Il était une foi entre le vélo et moi.

Oui je l’avoue, je suis amoureux du vélo. Bartabas aime les chevaux, Hubert Reeves, les étoiles, Nicolas Hulot, la nature, Nelson Mandela l’égalité, moi, je ne peux imaginer ma vie sans le vélo. Et je ne peux pas exprimer vraiment pourquoi. Ou si je peux croire que les carrières cyclistes de mon père et grand père m’aient offert un chromosome « vélo » dominant. Je peux croire aussi que le Noël de mes six ans, m’apportant un splendide et rare petit vélo de course a nourri ma vocation. Mais du plus loin que je me souvienne, dès quatre ans, je promettais à ma mère de gagner des courses dans le monde entier et de prendre vite l’avion, pour lui ramener les fleurs. Le samedi soir, je préparais minutieusement sur mon lit dans lequel j’allais me glisser, la tenue cycliste adéquate pour la sortie du lendemain. Je connaissais déjà Anquetil et rêvais déjà de son style. J’allais découvrir le grand Eddy et il deviendra un des fils rouge de ma vie. Plus tard, j’ai découvert Hinault et ai partagé quatre années de sa vie professionnelle. Aujourd’hui, dirigeant d’une entreprise dans le monde cycliste, ma vie est plus que jamais liée au vélo.

Présentation professionnelle

J’ai toujours rêvé de sport. Tout ce que j’ai pu faire dans ma vie est proche de cet univers. Au collège et au lycée, je n’avais que deux métiers en tête, coureur cycliste professionnel ou prof de gym. Les délégués d’orientations de l’éducation nationale ne m’avaient pas exprimé combien le sport pouvait créer, porter, engendrer tant de métiers, autres que ceux, auxquels je pensais. Huit ans de compétition cycliste à un bon niveau régional, et j’ai compris que je n’avais pas le talent d’accéder au plus haut niveau. Bac D en poche, j’ai tenté d’intégrer l’Uereps pour le professorat de sport. Un an de Biologie et d’entraînement assidu et échec. J’intégrai alors l’ESARC, une Ecole de Commerce à Toulouse. Une option en marketing m’a révélé une vraie passion.

Diplômé, je pars aux Etats-Unis, 4 mois au YMCA en tant qu’éducateur sportif.

Au retour, je suis embauché chez CASINO à St Etienne dans la division succursale. Un an à apprendre la gestion de réseau, l’univers hiérarchique de la grande distribution… un an d’école particulièrement difficile et très enrichissante. Après avoir été muté à Avignon, je démissionne pour chercher un emploi… dans le sport.

Je suis intégré chez LOOK comme Commercial sud-ouest Cycle et Ski en novembre 1987. Je découvre la vente BtoB, la distribution multisport, les réseaux détails. Les résultats sont bons et un an après, je suis nommé comme chef de produit Cycle chez LOOK au siège social à Nevers. J’y passerai 3 ans, au cours desquels j’ai accumulé de multiples expériences. La construction d’une marque (LOOK cycle n’avait que 4 ans), les tests produits avec la haute compétition (LOOK équipait le team TOSHIBA et la FFC), la concurrence et les marchés internationaux (100 jours par an à l’étranger), les contraintes industrielles des nouvelles technologies (nous concevions les premiers cadres carbones vélo), la sous-traitance (LOOK fabriquait 200 000 paires de pédales automatiques par an pour SHIMANO) et la collaboration 3 jours par semaine avec Bernard Hinault.Trois années extraordinaires, pendant lesquelles l’entreprise est passée de Bernard Tapie à Pierre-Alain Blum (Suisse propriétaire à l’époque de EBEL, Acteurs & Auteurs Associés, Authier…) puis à son ami Sandro Arabian.

Le cœur m’appelle à Toulouse.

Je démissionne de LOOK et intègre JOSE ALVAREZ SA, importateur, grossiste et concepteur de vélos à Auch dans le Gers comme Coordinateur Général, le 1er octobre 1991. Durant 3 ans, je collabore avec l’équipe de Mr Alvarez. Je travaille plus précisément sur les marques exclusives que nous distribuons (LOOK, SPECIALIZED, BELL, GORETEX, PROFILE, TACX, CASTELLI…) sur la communication (réalisation des catalogues, achat d’espace publicitaire, salons…), sur les actions commerciales et sur la création du FORUM (Salon privé) en 1993.

Mr José Alvarez (68 ans) cède son entreprise le 10 mai 1994 au Groupe CIBO.

Je propose immédiatement aux nouveaux dirigeants une idée personnelle de la gestion de réseau de magasins dans le vélo. L’écoute de Marco Mulliez (Dir. Général du Groupe) est immédiate. L’avis de Dominique Bertin (PDG de BERTIN SA, Importateur de SHIMANO en France) est catégorique. Après deux réunions magasins, nous lançons BOUTICYCLE en octobre 1994 au 2° FORUM JOSE ALVAREZ. Créateur du projet, je suis nommé Responsable de BOUTICYCLE. Tout doit être inventé. Le réseau réagit parfaitement et l’aventure commence.

Fin 1995, Marco Mulliez me confie également la Direction commerciale et marketing. Nous battons en 1997 le record de CA de l’entreprise avec 36 M€ HT, jamais plus atteint depuis.

Mais la roue tourne.

Durant l’année, Marco Mulliez démissionne. Les nouveaux dirigeants suppriment mes fonctions, à l’exception de la Responsabilité de BOUTICYCLE que personne ne veut. Je focalise alors mon travail sur la gestion de ce réseau.

En 1998, le réseau BOUTICYCLE prend une nouvelle dimension. 145 magasins sous contrat pour deux années supplémentaires, 25 week-ends de télévision, un CA réseau de 90 M€, le catalogue devient un sacré outil, les enseignes fleurissent sur le magasins, et surtout nous créons une Centrale de Référencement des produits complémentaires à ceux distribués par CIBO. Cette idée dérange. Alors que les magasins, sous la demande des consommateurs ont besoin de structurer leurs offres, compléter les gammes, élargir les services… les actionnaires, très satisfaits des résultats, ne souhaitent pas faire évoluer notre politique commerciale, notre porte feuille de marques et notre gestion de réseau. Après trois rendez-vous infructueux au siège social du Groupe CIBO, je décide de démissionner le 12 novembre 1999.

Dominique Bergin (nouveau propriétaire de LOOK depuis 1998) m’a proposé le poste de Directeur Général Adjoint. Après plusieurs entretiens, je suis retenu et décide de repartir à Nevers avec ma famille. J’effectue mon préavis à Auch. Au cours de celui-ci, j’appelle de nombreux magasins BOUTICYCLE pour les remercier de leur collaboration. Deux, puis cinq puis une bonne douzaine, avec des mots différents expriment un besoin « métier ». Pour certains, c’est une enseigne, pour d’autres une société de services, pour beaucoup un besoin d’un réseau indépendant au niveau produit… d’autres encore me culpabilisent en me signifiant que je n’ai pas fini mon travail !

Le vendredi 10 déc. 1999, je joins Dominique Bergin pour lui apprendre que je ne le rejoindrai pas à Nevers le 2 Janvier 2000. J’ai pris la décision de créer une société de service spécialisée dans le VELO, avec gestion d’une enseigne. Le propriétaire de LOOK réagit parfaitement et me demande de le conseiller pour recruter le candidat au poste que je devais occuper. Le soir même, une liste de 4 personnes lui est adressée avec une mention spéciale pour le premier. Huit ans après, ce garçon occupe toujours brillamment cette fonction. Le réveillon au passage du siècle est une grande fête et le 1er Janvier 2000, une autre aventure débute. Le bon vieux livre de marketing de Kottler et Dubois le revendique fort : « il faut écouter son marché ». La société « Dossard 51 sa » est créée. Elle gèrera les magasins CULTURE VELO.

A propos de ce blog

Nos générations vivent dorénavant avec ce nouveau moyen d’expression. Internet ouvre de formidables possibilités d'information et d'échange. Il permet à tous ceux qui ont des idées de les exprimer. Au regard des résultats de notre enseigne, nous sommes interrogés par les médias, par les prospects, par les marques sur ce que nous pensons de notre secteur d'activité, la distribution du vélo. Voilà 20 ans cette année, que je vis dans ce peloton. Celui de l’industrie, de la course, de l’importation, du marketing, de la commercialisation du VELO et de ses dérivés.

C'est pour ces raisons que j'ai décidé de créer ce blog simplement pour permettre à ceux qui le désirent, d'en savoir plus et de pouvoir donner leur point de vue.

Cet échange aurait pu s’intituler ChronoChronic (trop course), le Blog du Boss (trop prétentieux), Pignon sur rue (trop mécanique), Brèves d’atelier (trop vu)… Finalement, j’ai opté pour Brouillons de Culture, référence bien sûr, à la célèbre émission de Bernard P. Un rendez-vous hebdomadaire organisé autour d’un media et traitant de l’écriture…cela m’a semblé correspondre au ton que je voulais donner à ces tranches de vies. Nous nous retrouverons donc régulièrement sur ce lieu d’échange.