Oui je l’avoue, je suis amoureux du vélo. Bartabas aime les chevaux, Hubert Reeves, les étoiles, Nicolas Hulot, la nature, Nelson Mandela l’égalité, moi, je ne peux imaginer ma vie sans le vélo. Et je ne peux pas exprimer vraiment pourquoi. Ou si je peux croire que les carrières cyclistes de mon père et grand père m’aient offert un chromosome « vélo » dominant. Je peux croire aussi que le Noël de mes six ans, m’apportant un splendide et rare petit vélo de course a nourri ma vocation. Mais du plus loin que je me souvienne, dès quatre ans, je promettais à ma mère de gagner des courses dans le monde entier et de prendre vite l’avion, pour lui ramener les fleurs. Le samedi soir, je préparais minutieusement sur mon lit dans lequel j’allais me glisser, la tenue cycliste adéquate pour la sortie du lendemain. Je connaissais déjà Anquetil et rêvais déjà de son style. J’allais découvrir le grand Eddy et il deviendra un des fils rouge de ma vie. Plus tard, j’ai découvert Hinault et ai partagé quatre années de sa vie professionnelle. Aujourd’hui, dirigeant d’une entreprise dans le monde cycliste, ma vie est plus que jamais liée au vélo.